Diplôme en poche : portraits de membres étudiant·es ayant terminé leurs études

Audrey Bourassa, diplômée de la maîtrise en travail social

 

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En janvier 2026, nous nous sommes entretenus avec Audrey Bourassa, étudiante diplômée à la maîtrise en travail social de l’Université Laval sous la direction de la professeure titulaire Marie-Christine Saint-Jacques. En avril 2025, Audrey a obtenu son diplôme et déposé son mémoire ayant pour titre : Le processus d'évolution des relations de quasi-fratrie en contexte de recomposition familiale. Lors de son parcours, elle a obtenu un soutien financier du Partenariat de recherche Séparation parentale, recomposition familiale. Occupant actuellement un poste de coordinatrice dans l’équipe de recherche RISQ (Recherche et intervention sur les substances psychoactives) au campus de Québec de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Audrey a accepté de partager avec nous son expérience à la maîtrise.

En quelques mots, pouvez-vous nous décrire votre projet de recherche de maîtrise ?

Mon mémoire de mémoire avait pour objectif de comprendre comment les relations entre les enfants n’ayant pas de liens biologiques entre eux (quasi-fratrie) en contexte de recomposition familiale se développent au fil du temps. Je me suis donc entretenue avec des jeunes âgés entre 12 et 16 ans et leurs parents qui étaient toutes des mères.

Les résultats du projet de recherche révèlent notamment que les relations quasi fraternelles ne se développent pas en silo. Bien au contraire, les propos des participants mettent en lumière que la qualité des relations entre le parent et son enfant et celle entre le beau-parent et ce dernier enfant jouent un rôle sur la qualité relationnelle que vont développer les jeunes entre eux. On a même pu voir que la façon dont la famille élargie se comporte avec chacun des enfants a une influence sur la relation au sein de la quasi-fratrie. Cette notion a une portée importante au plan de l’intervention auprès des familles recomposées, car les parents et les autres personnes qui gravitent autour de la famille peuvent influencer tant positivement que négativement la qualité des liens entre les jeunes. Le fait que les enfants s’entendent bien ou non ne repose donc pas uniquement sur les épaules des enfants.

Toujours sur le plan de l’intervention, je trouve qu’il est intéressant de se pencher sur les trajectoires d’évolution des relations quasi fraternelles. Les résultats montrent que les relations de quasi-fratrie sont dynamiques et qu’elles changent au fil du temps. Un constat surprenant qui ressort des résultats est qu’au début de la recomposition familiale, les mères évaluent plus positivement la qualité de la relation entre la quasi-fratrie comparativement aux jeunes. Après quelques années en recomposition familiale, ce sont maintenant les jeunes qui évaluent plus positivement leurs liens avec leur quasi-fratrie que leur mère.

Ces constats peuvent s’expliquer par le fait que les mères et les jeunes ne sont pas sensibles aux mêmes dimensions de la qualité de la relation quasi fraternelle. Au début de la recomposition familiale, les mères semblent être davantage concentrées sur le projet de former une nouvelle union et semblent moins observer le conflit entre les jeunes. Elles se concentrent donc davantage sur les dimensions de proximité et de soutien pour évaluer les liens entre les enfants. Or, au fil du temps, la dimension du conflit devient prépondérante dans l’évaluation des mères.

Pour les jeunes, c’est l’inverse qu’on observe, car ceux-ci s’appuient sur la proximité et le soutien pour qualifier leur relation de quasi-fratrie. La présence de conflits entre les jeunes n’est donc pas synonyme pour eux d’une moins bonne relation. Les jeunes ayant la moins bonne relation étaient toutefois ceux qui étaient indifférents l’un à l’autre, pas ceux ayant le plus de conflits.

La recomposition familiale est devenue un phénomène très présent, notamment au Québec. Ce qui distingue le Québec des autres provinces, est que les unions québécoises sont majoritairement non mariées et sont réputées être plus fragiles que les unions mariées. De plus, les couples se séparent de plus en tôt dans leur vie conjugale, ce qui augmente les probabilités que chacun des partenaires refasse leur vie avec une personne ayant ou non des enfants d’une précédente union.

Quelles étaient vos motivations pour vous inscrire à la maîtrise ?

Dès mon parcours au baccalauréat, je me suis engagée dans différents projets de recherche. Ces premières implications ont été déterminantes, puisqu’elles ont éveillé un intérêt marqué pour ce domaine et m’ont donné le désir d’approfondir mes compétences. J’ai ainsi rapidement reconnu un attrait particulier pour la recherche appliquée à l’intervention, notamment pour sa capacité à établir des liens entre les connaissances scientifiques et les réalités du terrain, dans une perspective d’amélioration des pratiques et des services offerts.

Lorsque vous pensez à votre cheminement à la maîtrise/au doctorat, qu’est-ce qui vous rend fière ?

Ce qui me rend le plus fière lorsque je repense à mon cheminement à la maîtrise est d’avoir réussi à composer avec une multitude de rôles et de responsabilités, souvent simultanément. Ayant moi-même vécu en famille recomposée pendant plus de dix ans et étant devenue mère au milieu de mon parcours de baccalauréat, j’ai cheminé à travers la conciliation de la vie familiale, du travail et de mes études de maîtrise, avec les défis que cela comporte. Ce parcours n’a pas été linéaire : à plusieurs moments, j’ai profondément douté de mes capacités, j’ai eu le sentiment de ne jamais être « assez bonne » pour mener ce projet à terme et j’ai sérieusement envisagé l’abandon, tant la conciliation de ces différents rôles pouvait être exigeante. Pourtant, malgré ces remises en question et les obstacles rencontrés, j’ai persévéré et terminé mon parcours avec la mention d’excellence. Cette expérience m’a permis de prendre conscience que nous ne sommes pas toujours les meilleurs juges de nous-mêmes et que la persévérance peut parfois mener plus loin que ce que l’on croit possible. Aujourd’hui, je suis fière du chemin parcouru, qui témoigne, à mes yeux, d’une grande résilience et d’un engagement soutenu envers ce projet.

Quels ont été les défis rencontrés lors de votre parcours et comment avez-vous réussi à les surmonter ?

Les principaux défis que j’ai rencontrés durant mon parcours à la maîtrise ont surtout concerné la conciliation entre le travail, la vie familiale et les études. Cette réalité peut sembler lourde, mais il est possible de la rendre plus viable avec certaines stratégies concrètes. De mon côté, j’ai appris à maximiser le temps dont je disposais plutôt que d’attendre des périodes idéales souvent difficiles à trouver.

Transformer mon projet de maîtrise en un véritable projet familial, en m’entourant de proches et d’ami·e·s dont le soutien a été essentiel tout au long du parcours a été bénéfique. Ces personnes ont joué un rôle clé, autant pour me permettre de prendre du recul et de me changer les idées que pour m’offrir un espace sécurisant où partager les réussites, mais aussi les moments plus difficiles. Pouvoir exprimer ce qui allait bien, comme ce qui allait moins bien, m’a aidée à maintenir un équilibre et à ne pas porter seule les défis associés au cheminement aux cycles supérieurs. Enfin, entretenir une relation de confiance et de collaboration avec ma direction de maîtrise a été déterminant pour garder le cap, traverser les périodes de doute et éviter l’abandon.

Avez-vous des conseils pour les personnes qui effectuent actuellement la collecte de données ou qui sont dans le processus de rédaction ?

Pour les personnes actuellement en processus de rédaction, mon principal conseil serait de trouver un moment précis quotidiennement que vous consacrerez à votre projet.

En ce qui me concerne, la régularité a été beaucoup plus efficace que de longues périodes de travail occasionnelles. Même lorsque je consacrais seulement deux heures par jour à la rédaction, j’avais parfois l’impression de ne pas avancer, mais cette constance a été déterminante à long terme.

J’ai ainsi développé une routine matinale qui correspondait à mon rythme et à mes responsabilités. Je me levais à 3 h du matin pour rédiger jusqu’à 6 h, avant de m’occuper de mon fils et de me rendre au travail.

Bien que certaines personnes préfèrent condenser leur horaire pour se libérer une journée complète dédiée à la rédaction, cette stratégie n’était pas adaptée à ma réalité. Pour moi, rédiger sur de plus courtes périodes, mais de façon régulière, m’a permis d’avancer de manière constante sans me sentir submergée.

Mon second conseil serait de rester constamment en action. Le syndrome de la page blanche est normal, mais pour ne pas rester bloqué, j’ai appris à écrire dès que possible, même si la première version n’était pas parfaite. Les jours où je ne rédigeais pas, je me plongeais dans un article scientifique et notais au brouillon toutes les idées pertinentes pour mon sujet. Petit à petit, ces gestes simples m’ont permis d’avancer, et chaque petit pas a contribué à l’achèvement de mon mémoire.

De quelles façons le JEFAR vous a aidé dans votre cheminement ?

Le JEFAR a joué un rôle déterminant dans mon cheminement et a grandement contribué à ma diplomation. Le sentiment d’appartenance que j’y ai développé m’a permis de rester motivée et engagée tout au long de mon parcours. Le fait d’avoir accès à un bureau m’a également offert un environnement de travail structurant et propice à l’avancement de mes travaux. Enfin, le soutien constant des professionnelles de recherche, Caroline Robitaille et Marie-Christine Fortin, a été essentiel : leurs conseils, leur disponibilité et leur accompagnement m’ont permis de surmonter plusieurs défis et de progresser avec confiance à chaque étape de mon projet.

Quels sont vos projets actuels ou futurs en lien avec votre maîtrise ?

Je travaille actuellement à la rédaction d’un article scientifique visant à mettre en lumière les résultats de recherche issus de mon projet de mémoire. En parallèle, je poursuis mon travail comme professionnelle de recherche au sein de différentes équipes, tout en souhaitant, dans les prochaines années, développer une pratique privée à temps partiel afin d’accompagner les familles recomposées.

Avez-vous un autre conseil à nous donner ou une autre piste à suivre ?

Même si c’est super intéressant de faire son propre projet de recherche, ça vaut vraiment la peine de s’insérer dans un projet déjà mené par sa direction de recherche. Travailler sur un projet plus large et exploiter des données déjà existantes a plein d’avantages : un gain de temps considérable, souvent en évitant le passage à l’éthique, la possibilité de contribuer à des activités de transfert de connaissances à plus grande échelle, et même l’opportunité d’obtenir un financement, entre autres.

Amélie Chabot, diplômée de la maîtrise en travail social

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Le 24 mars dernier, nous nous sommes entretenus avec Amélie Chabot, étudiante diplômée de la maîtrise en travail social à l’Université Laval, sous la direction de Marie-Christine Saint-Jacques, professeure titulaire à l’École de travail social et de criminologie.

En décembre 2022, Amélie a obtenu son diplôme et déposé son mémoire ayant pour titre : L’intervention familiale lorsque les parents sont séparés : l’expérience de travailleuses sociales œuvrant auprès d’enfants ayant des problèmes de santé mentale. Lors de son parcours à la maîtrise, Amélie a été lauréate de la bourse Ténacité en 2021, offerte par la Fondation Francis & Geneviève Melançon.

Occupant actuellement un poste comme coordinatrice des services d’intervention pour Le Diplôme avant la Médaille, un organisme communautaire luttant contre le décrochage scolaire, Amélie a accepté de partager avec nous son expérience à la maîtrise.

En quelques mots, est-ce que tu peux nous décrire ton projet de recherche de maîtrise ?

C’est une recherche exploratoire pour connaître l’expérience de travailleurs sociaux et travailleuses sociales dans un champ en particulier. Il y a beaucoup de TS qui travaillent en famille, jeunesse... mais j’ai remarqué que dans ce secteur-là, ils et elles font beaucoup face à des familles dont les parents sont séparés - c’est de plus en plus commun. Souvent, l’intervention familiale mise sur le systémique et sur l’implication des parents et il y a beaucoup de recherches sur les impacts de la séparation parentale, mais je me demandais : « comment les travailleurs sociaux et travailleuses sociales réussissent à composer avec les meilleures pratiques au niveau de l’intervention familiale et systémique, tout en composant avec les défis que la séparation parentale peut occasionner en intervention ? ». Généralement, les suivis ne sont pas, à la base, liés à la séparation parentale, il s’agit plutôt de demandes liées aux difficultés en santé mentale de l’enfant, donc, je me suis intéressée à savoir : « comment iels composent avec l’enjeu de la séparation parentale dans leurs suivis familiaux pour aider l’enfant ? Quels sont les obstacles, les enjeux ? Comment iels s’adaptent à cela ? ».

Quelles étaient les motivations pour t’inscrire au 2e cycle universitaire ?

Moi, j’ai fait un baccalauréat en psychologie. Après un baccalauréat, on se demande : « on va vers où ? Est-ce que l’on continue vers un doctorat ? Est-ce que l’on va directement sur le marché du travail ? ». En regardant ce qui s’offrait à moi, il y avait l’option de la maîtrise en travail social. Je me suis informée sur ce que c’est le travail social et j’ai réalisé que cela correspondait à ma personnalité et à mes valeurs. Donc, j’ai réalisé que j’étais peut-être plus une travailleuse sociale qu’une future psychologue [rires]. Au lieu de faire un deuxième baccalauréat, j’ai suivi une année préparatoire pour aller chercher des connaissances de base en travail social et j’ai poursuivi au deuxième cycle, directement.

Lorsque tu penses à ton cheminement académique, qu’est-ce qui te rend le plus fière ?

C’est vraiment d’avoir été au bout du projet de recherche, parce que lorsqu’on commence une maîtrise en travail social, on a le choix de soit faire un projet d’intervention ou un mémoire de recherche. Moi, j’ai choisi le mémoire de recherche pour la liberté qu’il me procurait, contrairement au projet d’intervention pour lequel nous avions moins de choix au niveau du milieu et du sujet, tandis que le mémoire c’est nous qui choisissions sur quoi nous voulions le faire et cela m’interpelait, cette grande liberté. Par contre, je pense que j’avais sous-estimé le travail que cela demandait. Lorsque mes ami·es en projets d’intervention ont terminé avant moi, j’ai réalisé : « ok, je me suis embarquée dans quelque chose quand même gros », et j’ai commencé à travailler en même temps aussi. Donc, d’avoir été capable de combiner les deux, sans me dire : « ah je suis déjà sur le marché du travail » et d’abandonner, plutôt continuer en parallèle et d’aller jusqu’au bout. On se demande parfois : « quand est-ce que cela va terminer ? », car c’est un gros processus, et même lorsque nous approchons de la fin, nous avons toujours le goût de le perfectionner et cela devient un projet de grande envergure. Ce qui me rend fière c’est d’avoir persévéré et d’être allée jusqu’au bout. C’est plus gros que l’on s’imagine : à chaque étape, c’est une nouvelle étape que nous ne connaissons pas, si nous n’avons jamais fait de recherche, donc c’est nouveau à chaque fois.

Quels ont été les défis lors de ton parcours au cycle supérieur et comment as-tu réussi à les surmonter ?

Je crois que le principal défi était d’essayer d’estimer le temps que peut prendre chaque étape de la recherche, d’essayer de jongler avec le travail et la vie personnelle, tout cela en essayant d’avancer à un rythme convenable pour que cela ne s’éternise pas trop. Cependant, lorsque nous n’avons pas beaucoup pataugé dans la recherche, chaque étape, même si on essaie d’estimer le temps que cela peut prendre, tant qu’on ne le vit pas, on ne le sait pas, donc à chaque étape, je me plongeais dans l’inconnu. Je pense que c’était un défi, qui était intriguant : faire des nouvelles découvertes qui n’étaient pas comme je le pensais, mais qui étaient intéressantes et d’ajuster mon idée de départ à la réalité lorsque j’entrais en contact avec cette étape.

Est-ce que tu travaillais à temps plein en travail social pendant ton cheminement ?

Oui, j’ai eu des moments où je travaillais temps plein pendant ma maîtrise. Vers la fin, j’ai diminué mes heures de travail, car je devais faire un choix, sinon, cela devient un cercle vicieux où tu veux travailler pour avoir plus d’argent, mais finalement, payer plus d’études pour poursuivre. Avec mon baccalauréat en psychologie, je pouvais déjà travailler en intervention, cependant, je n’avais pas le titre de travailleuse sociale, donc cela aussi a été une motivation pour aller jusqu’au bout. Je pense que si j’avais eu un baccalauréat en travail social, je n’aurai pas autant persévéré parce que le titre de professionnelle, je l’aurais déjà eu. Je suis contente d’avoir eu cette motivation pour aller chercher le titre pour lequel je travaille depuis des années, mais finalement aussi, cela m’a fait découvrir la recherche, qui est une autre branche à mon arc.

Est-ce que tu as des conseils pour les étudiant·es qui sont actuellement dans le processus de recherche / de rédaction ?

Lorsque cela fait longtemps, on peut perdre de vue le pourquoi on le fait, mais vraiment, je me l’étais fait dire qu’à la fin, nous serons vraiment contents et contentes, mais parfois, nous sommes tellement épuisé·es que nous n’y croyons plus, mais à la fin, nous avons réellement une grande fierté. Moi, cela m’a pris 4 ans parce que je travaillais en même temps, mais dès qu’on le fini, nous avons des personnes qui s’intéressent au projet, cela prend du sens pour les personnes sur le terrain et on le comprend pourquoi nous l’avons fait, une fois que c’est terminé. La discussion et la conclusion vient donner sens à tout ce qui est fait depuis le début.

Quels sont tes projets actuels ou futurs en lien avec ta formation académique ?

Je travaille toujours en intervention parce que j’ai le désir d’aider les gens et sentir que je fais une différence. À chaque fois que je côtoie le réseau de la santé, le public, je me sens un peu ambivalente dans la différence que je fais. Je travaille aussi au privé et au communautaire en ce moment pour combler ce besoin de pouvoir intervenir à ma couleur et sentir que je peux faire une différence, mais je regarde actuellement les possibilités de faire : moitié intervention, moitié recherche, parce que j’ai réalisé que nous pouvons faire une grande différence avec la recherche. Si nous voulons que les choses changent, c’est à cela que sert la recherche : faire ressortir des éléments qui ne fonctionnent pas, proposer des solutions et des alternatives.

En ce moment, je travaille dans le milieu communautaire auprès d’un organisme qui lutte contre le décrochage scolaire et je suis coordonnatrice. Je ne suis pas exactement en intervention, mais je coordonne tous les acteurs et actrices qui agissent auprès des jeunes pour les amener à persévérer à l’école. Je m’assure que l’organisme fonctionne bien. Cet emploi émerge du désir d’action, d’être moins dans le « one-on-one ». Je n’avais pas besoin du diplôme de maîtrise pour être coordonnatrice, mais je réalise en ce moment que les organismes communautaires, étant à moins grande échelle, ont plus un désir d’améliorer l’offre de services, donc j’ai l’impression qu’avec cette expérience, j’apporte beaucoup de réflexions auprès de l’organisme sur les façons de faire différentes et j’ai une approche réflexive, une approche critique, qui fait réfléchir, qui peut permettre de rendre les services mieux adaptés aux populations. Je me permets cette liberté puisque je suis au communautaire, puisque si nous ne sommes pas engagés en recherche au niveau public, si nous sommes en intervention, nous avons moins cette possibilité de suggérer des améliorations. Sans avoir un poste de recherche, sentir que nos commentaires, nos suggestions sont écoutées, le communautaire c’est un beau milieu pour cela, puisqu’il a une certaine flexibilité et une autonomie au niveau du fonctionnement. Finalement, au niveau privé, à temps partiel, je fais de l’intervention avec des enfants dans une clinique multidisciplinaire, en travail social.

 

Justine Laloux, diplômée de la maîtrise en ethnologie et patrimoine

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Le 24 mars 2023, nous nous sommes entretenus avec Justine Laloux, étudiante diplômée de la maîtrise en ethnologie et patrimoine à l’Université Laval, sous la direction de Lucille Guilbert, professeure titulaire au département d’histoire et Stéphanie Arsenault, professeure titulaire à l’École de travail social et criminologie.

En novembre 2022, Justine a obtenu son diplôme et déposé son mémoire ayant pour titre : Jeunes adultes avec une histoire familiale et personnelle de migrations internationales multiples dans leur enfance et adolescence. Lors de son parcours à la maîtrise, Justine a obtenu une bourse de maîtrise de l’Équipe de recherche en partenariat sur la diversité culturelle et l’immigration dans la région de Québec (ÉDIQ) au concours de 2019-2020, la bourse « J’assiste à l’ACFAS », offerte par l'ÉDIQ, ainsi que la bourse de séjour international de l’ÉDIQ pour un séjour d’études à l’Université de Koblenz-Landauen en Allemagne en 2020 (malheureusement annulé en raison de la pandémie).

Après avoir obtenu un diplôme en médecine, et pratiqué comme médecin généraliste dans son pays d’origine, en France, Justine a décidé de poursuivre ses études en ethnologie, au Québec, pour nourrir son intérêt envers la diversité culturelle et la relation entre les individus et la société. Occupant actuellement un poste comme professionnelle de recherche dans le Centre de recherche sur la santé durable, VITAM, Justine a accepté de partager avec nous son expérience à la maîtrise.

En quelques mots, est-ce que vous pouvez nous résumer votre projet de recherche de maîtrise ?

Déjà, pour vous donner l’information, moi j’étais en codirection, donc j’étais sous la direction de Lucille Guilbert, qui est ethnologue, et sous la codirection de Stéphanie Arsenault, puis c’est comme cela que j’ai été rattachée au JEFAR. Dans mon projet, je travaillais sur les jeunes adultes avec une histoire personnelle et familiale de migrations internationales multiples. La question de mon projet de recherche, plus particulièrement, ce n’était pas tellement l’immigration dans la ville de Québec, même si les personnes que j’ai rencontrées vivaient toutes au Québec, au sens large, de la province. C’étaient des personnes qui avaient eu, pour différentes raisons, des parcours migratoires complexes avec plusieurs migrations internationales durant leur enfance et leur adolescence. Le but était de voir quels effets ce parcours pouvait avoir ensuite sur leur cheminement en tant que jeunes adultes et comment cela avait pu influencer leur parcours, mais aussi leurs choix de vie et puis des questions identitaires.

Qu’est-ce qui vous a amené à poursuivre vers le 2e cycle universitaire ? Ou quel était l’intérêt pour ce projet en particulier ?

J’ai un parcours d’études assez compliqué, puis je suis une personne qui aime beaucoup faire des études. C’était une reprise d’étude. Cela peut paraître un peu surprenant, mais en fait, à la base, j’ai fait une formation en médecine et puis je suis médecin diplômée en France. J’étais dans une phase de grands questionnements sur ma profession puis sur la façon de la gérer. J’avais envie d’explorer d’autres avenues et j’ai toujours eu un intérêt pour les sciences sociales et humaines, que je n’avais pas eu l’occasion d’explorer pendant mes études en médecine. Malgré tout, pendant ma formation, un peu indirectement, j’ai touché aux méthodes qualitatives puisqu’en France, afin d’être diplômé en tant que médecin, nous devons faire une thèse d’exercice et pendant celle-ci, j’ai fait des entrevues, puis j’avais travaillé sur les parcours de vie de médecins de famille travaillant en campagne et c’est comme cela que j’ai rencontré une anthropologue, qui m’avait dit : « ah cela pourrait être un peu de l’anthropologie ». Je me suis rappelé cette histoire-là et par ailleurs, mon intérêt pour les  différentes cultures, des relations des personnes à la société et puis je me suis un peu plus penchée sur ce qu’était l’ethnologie et l’anthropologie sociale. J’ai commencé à chercher différentes options et un ensemble de hasards ont fait que j’ai été mise en contact avec Mme Guilbert, ma directrice, et en lui parlant un peu de mon propre parcours, c’est elle qui m’a proposé ce travail, de travailler sur les migrations multiples parce que j’ai moi-même vécu pas mal de migrations internationales dans mon enfance et cela venait rejoindre certains questionnements qu’elle avait pu avoir en travaillant avec des personnes immigrantes arrivant au Québec, de se rendre compte qu’il y avait plusieurs personnes qui avaient fait des migrations internationales avant d’arriver à Québec et qui n’avaient pas des parcours tout à fait similaires aux autres, une fois arrivées sur place. C’est un domaine que je trouve très porteur et très intéressant.

Il y avait forcément des questionnements aussi personnels parce que malgré tout, et c’était un peu la conclusion de mon mémoire, c’est une conclusion personnelle aussi, c’est que malgré tout, en faisant ce parcours et en rencontrant les participant·es, je me suis rendu compte qu’il y avait pleins d’autres facteurs qui jouaient aussi, c’est évident, mais que le fait d’avoir fait ces migrations à un âge où on se construit, cela influence la personne que l’on devient.

Lorsque vous pensez à votre cheminement à la maîtrise, qu’est-ce qui vous rend le plus fière ?

D’avoir réussi [rires]. C’était une découverte. J’avais choisi le niveau maîtrise parce que je me doutais que de partir dans un doctorat en sciences humaines quand on vient d’un milieu différent, cela serait un défi, puis cela a été, effectivement, vraiment un défi. Mais d’avoir appris à passer toutes ces étapes et je dirais qu’il y avait un facteur en plus, et je dirais que j’ai toujours eu de l’admiration pour les étudiant·es internationaux, dont ils ne partagent pas la même langue maternelle, parce que moi j’avais l’avantage d’étudier en français. Malgré tout, quand on change d’université, de milieu universitaire et de pays, la culture d’études est différente, donc cela a été aussi tout un défi de s’adapter à la culture des universités québécoises. C’est là qu’on se rend compte qu’il y a des cultures dans les disciplines, dans les pays, dans les universités... C’est tout un ensemble de strates qui ajoutent à la difficulté d’adaptation, mais aussi à la richesse des découvertes.

Avez-vous des conseils pour les étudiant·es qui sont actuellement dans le processus de rédaction ou sur le terrain de recherche, pour surmonter certains défis mentionnés ?

Je dirais de bien s’entourer, garder des bonnes relations. Moi, une des choses qui m’a beaucoup aidé, puis je pense, justement dans les équipes comme le JEFAR ou l’ÉDIQ, je trouve que les équipes de recherche sont souvent des bons endroits pour rencontrer d’autres étudiant·es et des personnes pour nous accompagner. Moi, j’ai terminé l’écriture de mon mémoire en période de pandémie, alors d’avoir des équipes qui travaillent, même à distance, de pouvoir faire des retraites de rédaction avec les équipes de recherche, cela m’aidait beaucoup pour garder la motivation puisqu’il faut rester motivé sur la durée. On compare parfois la thèse ou le mémoire à un marathon, mais je pense que c’est plus un « ultratrail » [rires]. C’est plus long, il y a des lacs et des montagnes. Donc voilà, réussir à trouver des gens qui sont là pour garder la motivation, puis je pense que les personnes qui forment la direction de recherche sont des personnes importantes là-dedans.

Les équipes de recherche sont des bons endroits pour rencontrer des gens, mais c’est aussi qu’il y a plusieurs partenaires et lorsqu’il y a des professeur·es de plusieurs disciplines, cela ajoute une belle richesse parce que cela entraîne des relations avec des étudiant·es qui ne travaillent pas sur les mêmes matières et cela, je pense que c’est aussi extrêmement enrichissant d’interagir avec ces personnes-là puisque nous n’avons pas nécessairement les mêmes visions, les mêmes regards, sur une même problématique. Avoir toutes ces couches de personnes de différentes disciplines qui se rencontrent, cela permet d’enrichir le regard et d’avoir un regard multidisciplinaire.

Quels sont vos projets actuels ou futurs en lien avec l’ajout de l’ethnologie dans votre parcours ?

L’une des grandes découvertes pour moi a été les questions interculturelles et les migrations. Je voudrais garder cela dans mon activité professionnelle, dans d’autres activités aussi. Actuellement, je travaille comme professionnelle de recherche dans un Centre de recherche sur la santé durable, mais je n’ai pas le cadran « immigration », puis cela serait vraiment de réussir à trouver, idéalement, une façon de combiner les deux, puis je sais qu’il y a des opportunités. Ma maîtrise en ethnologie aura contribué à apporter des aspects que je vais pouvoir utiliser pour la suite.

 

Pascale Voyer-Perron, diplômée de la maîtrise en psychologie

 

 

 

 

 

 

Le 24 mars dernier, nous nous sommes entretenus avec Pascale Voyer-Perron, étudiante diplômée de la maîtrise en psychologie à l’Université Laval, sous la direction de Marie-Hélène Gagné, professeure titulaire au département de psychologie.

En janvier 2023, Pascale a obtenu son diplôme et déposé son mémoire ayant pour titre : L’évolution des pratiques des conduites parentales à caractère violent et du soutien social des parents pendant la pandémie de Covid-19. En octobre 2022, Pascale a obtenu une bourse du Centre de recherche universitaire sur les jeunes et les familles (CRUJeF) pour la réalisation de son mémoire de maîtrise. 

Occupant actuellement un poste comme professionnelle de recherche au Centre de recherche du CHU de Québec-Université-Laval et comme coordonnatrice aux opérations à Clic Aide, un organisme à but non lucratif offrant des services de consultation en relation d’aide, Pascale a accepté de partager avec nous son expérience à la maîtrise.

Catherine Turbide, diplômée du doctorat en travail social

 

 

 

 

 

 

Le 29 mars 2023, nous nous sommes entretenus avec Catherine Turbide, étudiante diplômée du doctorat en travail social à l’Université Laval, sous la direction de Marie-Christine Saint-Jacques, professeure titulaire à l’École de travail social et de criminologie et de Sylvie Drapeau, professeure titulaire à l’École de psychologie.

En avril 2022, Catherine a obtenu son diplôme et déposé sa thèse ayant pour titre : Le parcours des familles suivies en protection de la jeunesse en raison d’un conflit sévère de séparation : la perspective des parents. 

Lors de ses études au doctorat, Catherine a pu bénéficier d’une bourse de doctorat du Programme des bourses d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherche en sciences humaine (CRSH), une bouse de doctorat et de réintégration en recherche du Fonds de recherche Société et Culture du Québec (FRQSC) (déclinée), une bourse de la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval (Fonds Georges-Henri-Lévesque), et plusieurs autres bourses pour des participations à des colloques et autres activités scientifiques offertes par les Centre de recherche Jeunes, familles et réponses sociales (JEFAR), le Partenariat de recherche séparation parentale, recomposition parentale (ARUC) et le Centre de recherche universitaire sur les jeunes et les familles (CRUJeF). 

Catherine occupe actuellement le poste de professeure au département de psychosociologie et travail social à l’Université du Québec à Rimouski (Campus de Rimouski).

  • Pour consulter ses domaines de recherche et publications récentes, rendez-vous sur sa page professionnelle.

Maryse Métivier, diplômée de la maîtrise en travail social

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En octobre 2024, nous nous sommes entretenus avec Maryse Métivier, étudiante diplômée à la maitrise en travail social de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) sous la direction d’Eve Pouliot et de Christiane Bergeron-Leclerc, toutes deux professeures à l’unité d’enseignement en travail social de l’UQAC.

En 2020, Maryse débute sa maitrise et obtient son diplôme 2024. Son mémoire a pour titre : L'expérience d'adultes pratiquant un entrainement fonctionnel à haute intensité dans le contexte de la COVID-19. Maryse nous mentionne que, malgré un horaire bien chargé, elle ne pouvait manquer l’opportunité de réaliser sa maitrise. En effet, le Centre d’étude de l’Est, lié à l’UQAC, démarrait une cohorte pour la maitrise à Sept-Îles, ce qui ne se présente pas à toutes les années dans sa région. Il faut aussi souligner que Maryse a été lauréate d’une bourse d’excellence de la Fondation de l’UQAC en 2022.

Avant cette maitrise, Maryse avait complété en 2006 un baccalauréat en service social à l’Université Laval. Depuis, elle est travailleuse sociale au CISSS Côte-Nord de sa région natale. En 2008, afin d’ajouter une corde à son arc et continuer à se développer professionnellement, elle obtient un certificat en psychologie à l’Université Laval. En 2022, Maryse termine un certificat d'intervention en contexte éducatif auprès des personnes ayant un trouble du spectre de l'autisme ou une déficience intellectuelle. Elle réalise ce certificat à distance avec l’UQAC, parallèlement à la maitrise en travail social, tout en poursuivant le travail à temps plein.

En quelques mots, pouvez-vous nous décrire votre projet de recherche de maitrise ?

Le sujet de mon mémoire a été qualifié de novateur par les premier-ère-s lecteur-ice-s, car ce n’est pas d’emblée un sujet que l’on associe au domaine du travail social. Mon projet de recherche, de nature qualitative et de type exploratoire-descriptive, portait sur la pratique d’un entrainement fonctionnel à haute intensité (EFHI) mieux connu sous le nom de « Crossfit ». C’est un sport qui me passionne, alors j’ai eu envie d’aller voir ce qui a motivé les personnes à s’initier et persévérer dans leur pratique d’un EFHI. Comme c’était la pandémie de la COVID-19 à ce moment, je me suis intéressée aux changements apportés par celle-ci, dans leur pratique d’un EFHI. Finalement, je me suis questionnée sur quelles retombées étaient perçues par les personnes pratiquant ce sport sur leur qualité de vie. Ces données mettent en lumière plusieurs bienfaits de l’EFHI sur la santé globale qui peuvent être prises en compte vu l’importance de faire bouger la population face à une hausse de la sédentarité ces dernières années.

Lorsque vous pensez à votre cheminement à la maitrise, qu’est-ce qui vous rend le plus fier ?

Ce qui me rend le plus fier, c’est d’avoir mené ce projet à terme en conciliant la vie familiale, mon travail à temps plein au CISSS, mes études ainsi que mon entrainement (CrossFit et course). Je dois avouer que maintenir un équilibre à travers ces différentes sphères de vie a constitué un réel défi. Avec de jeunes enfants, 5 ans et 3 ans au début de ma maitrise, la détermination a été mise à l’épreuve par moment, mais n’a fait qu’augmenter à mesure que j’avançais vers la fin. À cela s’est ajoutée la pandémie en début de parcours m’obligeant à faire les cours à partir de la maison, sans les collègues de classe et à travers la vie familiale. Malgré ces imprévus, j’ai relevé le défi!

Je suis fière d’avoir travaillé mon mémoire avec deux directrices extraordinaires qui ont grandement facilité mon parcours. Le support de ma famille a également été très aidant.

Avez-vous des conseils pour les étudiant·es qui effectuent actuellement la collecte de données ou qui sont dans le processus de rédaction ?

Je leur dirais d’en faire toujours un petit peu régulièrement. De cette façon, ça nous garde dans le projet et ça nous évite d’avoir l’impression de devoir nous replonger dans le sujet à chaque fois. Choisir un sujet qui nous passionne aide grandement selon moi à avoir le goût de réfléchir et travailler sur le sujet souvent de façon régulière. Par contre, il faut parfois arriver à décrocher un peu, lorsque les autres sphères de vie l’exigent. Pour ma part, un élément qui a grandement aidé, c’est d’avoir eu une collègue de classe, connue à la maitrise, avec un cheminement semblable au mien. Nous étions presque aux mêmes étapes aux mêmes moments. Nous pouvions nous encourager, nous entraider, nous supporter mutuellement. Je suis persuadée que cette amitié a été déterminante dans ma réussite.

Quels sont vos projets actuels ou futurs en lien avec votre formation?

Présentement, j’occupe un poste d’agente de planification et programmation de recherche (APPR) à la pratique professionnelle dans le CISSS de ma région. En parallèle, je fais la formation théorique pour obtenir mon permis de psychothérapie. Je débute les stages pratiques ce mois-ci. Par la suite, j’aimerais aussi obtenir un permis de thérapeute conjugal et familial. La recherche m’intéresse également. Bref, plusieurs options s’offrent à moi à la suite de la maitrise, ouvrant ainsi plusieurs portes pour enrichir ma pratique professionnelle.

Avez-vous un autre conseil à nous donner?

Je trouve important de se rappeler par moment nos objectifs de départ, la raison pour laquelle nous avons entrepris les études au cycle supérieur. Par moment, on les perd de vue, alors se les remémorer peut grandement aider. Je terminerais en vous disant, que comme dans une séance de CrossFit, même si parfois ça semble difficile et interminable, en travaillant un petit bout à la fois, un petit objectif à la fois, on y arrive!

Pascal Gauthier, diplômé de la maîtrise en travail social

En novembre 2024, nous nous sommes entretenus avec Pascal Gauthier, diplômé à la maitrise en travail social, sous la direction de la professeure Eve Pouliot et du professeur Patrick Giroux de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Son mémoire sur  Les représentations sociales de parents issus de milieux ruraux en ce qui a trait à l'utilisation des technologies numériques chez leurs enfants et leurs adolescents durant la pandémie de COVID-19  a été déposé en 2024. Durant son parcours à la maitrise, Pascal a obtenu une bourse d'étude de la part du CRUJeF (Centre de recherche sur les jeunes et les familles). 

Pascal travaille actuellement comme chargé de cours et assistant de recherche à l’UQAC. Il poursuit ses études au doctorat en sciences humaines appliquées à l’UQAC avec la professeure en travail social et chercheuse régulière au JEFAR, Eve Pouliot, et Séverine Parent, professeure en sciences de l’éducation de l’UQAR (campus Lévis). Il s’intéresse tout particulièrement aux liens numériques entre les parents, les enseignant.es et les jeunes.  

Pascal a accepté de partager avec nous l’expérience de son parcours au 2e cycle universitaire. 

Merci à Jasmine Dion, membre du comité étudiant pour la réalisation de cette entrevue. 

Maxime Plante, personne diplômée de la maîtrise en travail social

En novembre 2024, nous nous sommes entretenus avec Maxime Plante, personne diplômée à la maitrise en travail social de l’Université Laval sous la direction de Kévin Lavoie et Annie Fontaine, professeur.es à l’École de travail social et de criminologie. Son mémoire Jeunes adultes non-binaires : expériences ayant influencé la construction et l'affirmation de leur identité de genre a été déposé en 2024. 

L'évaluation de son mémoire lui a d’ailleurs valu une place au sein du Tableau d'honneur de la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l'Université Laval. 

Durant son parcours à la maîtrise, Maxime a également obtenu neuf bourses d'étude, de soutien ou de rédaction de la part du Centre de recherche universitaire sur les jeunes et les familles (CRUJeF), du Partenariat de recherche partenariale SAVIE-LGBTQ, de la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval ainsi que du  Pôle d’expertise et de recherche en santé et bien-être des hommes

Maxime travaille actuellement comme professionnel·le de recherche à l'Université Laval et comme agent·e de support à la recherche à l'UQAM. Iel a accepté de partager avec nous son expérience au cycle supérieur. 

Merci à Jasmine Dion, membre du comité étudiant du JEFAR pour la réalisation de cette entrevue.

Sourou Mélaine Awassi, diplômée de la maîtrise en anthropologie

En février 2025, nous nous sommes entretenus avec Sourou Mélaine Awassi, diplômée à la maîtrise en anthropologie de l’Université Laval, sous la direction de la professeure agrégée Karine Geoffrion. Son mémoire « Élaboration et mise en œuvre de projets de coopération québécois sur l'égalité des genres en Afrique de l'Ouest » a été déposé en 2024. 

L'évaluation de son mémoire lui a d’ailleurs valu une place au sein du Tableau d'honneur de la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l'Université Laval. Durant son parcours à la maîtrise, Mélaine a également obtenu la bourse Alban D’Amours en sociologie de la coopération ainsi que la bourse du Fonds CRSH en développement international portant sur la perspective critique Nord-Sud. 

Elle travaille actuellement comme co-coordonnatrice à l’Alliance pour l’engagement jeunesse à Québec. Elle a accepté de partager avec nous son expérience au cycle supérieur. 

Merci à Jasmine Dion, membre du comité étudiant du JEFAR pour la réalisation de cette entrevue.

Julie Caron, diplômée de la maîtrise en travail social

En février 2025, nous nous sommes entretenus avec Julie Caron, diplômée à la maitrise en travail social de l’Université Laval, sous la direction du professeur agrégé Kévin Lavoie de l’École de travail social et de criminologie. Son mémoire « L'influence de l'approche de la philosophie pour enfants dans le parcours de vie de jeunes adultes l'ayant expérimenté durant leur cheminement scolaire au primaire » a été déposé en 2024. 

Durant son parcours à la maitrise, Julie a également obtenu la bourse du CRUJEF. Julie travaille actuellement comme professionnelle de recherche à l’Université Laval. Elle a accepté de partager avec nous son expérience au cycle supérieur. 

Merci à Jasmine Dion, membre du comité étudiant du JEFAR pour la réalisation de cette entrevue.

Ariane Sousa-Caron, diplômée de la maîtrise en travail social

En décembre 2025, nous nous sommes entretenus avec Ariane Sousa-Caron, diplômée à la maîtrise en travail social, sous la direction d'Annie Fontaine, professeure agrégée à l'École de travail social et de criminologie de l’Université Laval. Son mémoire sur Les représentations médiatiques de l'itinérance dans la presse écrite francophone au Québec  a été déposé en 2025. Ariane travaille actuellement comme auxiliaire de recherche et comme coordonnatrice d’Accès savoirs, la boutique des sciences et des savoirs de l’Université Laval.  Elle poursuit ses études au doctorat en travail social sous la direction d’Annie Fontaine où elle s’intéresse à l’itinérance et plus particulièrement à la cohabitation sociale dans les espaces intérieurs semi-publics.  Ariane a accepté de partager avec nous l’expérience de son parcours au 2ème cycle universitaire. 

Merci à Jasmine Dion, membre du comité étudiant du JEFAR pour la réalisation de cette entrevue.