Résonances, cycle de conférences du JEFAR

Résonances, signifiant le caractère de ce qui se répercute dans l'esprit ou le coeur de quelqu'un, consiste en un cycle de conférences présentées à tour de rôle par nos membres chercheurs et chercheuses du JEFAR et de leurs partenaires de recherche, le cas échéant. Elles s'adressent à l'ensemble de la communauté universitaire et sont ouvertes au public.

Les conférences présentées abordent des thématiques de recherche en lien avec la programmation scientifique du Centre de recherche JEFAR. Elles peuvent s'articuler autour de résultats de recherche ou d'analyses pour éclairer les débats actuels et les enjeux qui animent la société. 

Hiver 2026

26 mars 2026 : « Le choc de l’annonce d’un diagnostic anténatal à pronostic réservé »

 

✨ Une conférence à (re)découvrir : Marianne Olivier-d’Avignon, chercheuse régulière au JEFAR et professeure agrégée à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval

 


« Le choc de l’annonce d’un diagnostic anténatal à pronostic réservé »

Cette conférence a présenté les résultats d’une étude portant sur l’annonce d’un diagnostic anténatal à pronostic réservé ainsi que sur les processus informationnels et décisionnels vécus par les couples. Un devis mixte a été réalisé auprès de treize personnes ayant vécu un deuil périnatal, combinant entrevues semi-dirigées et questionnaires quantitatifs portant sur l’expérience de soins et certaines variables de santé mentale.

Les résultats ont mis en évidence une annonce souvent perçue comme inadéquate, une information variable concernant les options de traitement et, dans certains cas, une pression ressentie en faveur de l’interruption médicale de grossesse. Les familles ont également rapporté des délais décisionnels restreints et un accompagnement jugé insuffisant.

La présentation a abordé les enjeux éthiques et cliniques qui en découlent, notamment l’accompagnement décisionnel, l’accès aux soins palliatifs périnataux et les conditions nécessaires au respect du consentement libre et éclairé des familles. Elle a également mis en lumière l’apport potentiel de l’approche palliative périnatale pour soutenir les familles confrontées à ces décisions difficiles, ainsi que les prochaines étapes envisagées dans ce projet de recherche.

À propos de la conférencière :
Marianne Olivier d’Avignon, Ph. D. est professeure à l’Université Laval, à l’École de travail social et de criminologie, où elle assume également la direction de la formation pratique. Ses travaux de recherche portent sur les dimensions psychosociales des soins palliatifs périnataux et pédiatriques, en s’intéressant particulièrement à l’expérience vécue par les membres des familles et par les professionnels de la santé impliqués dans ces situations cliniques complexes.

 
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17 février 2026 : « Exposition et influence de la publicité pour les jeux d'hasard et d'argent en ligne : les impacts d'un marché non réglementé pour les jeunes adultes »

 
✨À ne pas manquer : conférence d'Annie-Claude Savard, chercheuse régulière au Centre de recherche JEFAR et professeure agrégée à l'École de travail social et de criminologie de l'Université Laval
 
« Exposition et influence de la publicité pour les jeux de hasard et d’argent en ligne: les impacts d’un marché non réglementé pour les jeunes adultes »
 
📅 17 février 2026
⏰ 11h30 à 12h30
 
affiche-annie-claude
 
Résumé
Les études démontrent que la publicité sur les jeux de hasard et d’argent (JHA) est associée à une augmentation des intentions et des comportements de jeu, en particulier chez les personnes qui vivent des méfaits en lien avec les JHA et chez les jeunes. Or, à ce jour, peu d'attention a été portée à l'impact de la publicité sur le jeu au Québec et au Canada. Cette question est particulièrement importante au Québec, dans le contexte où un monopole d'État autorégulé coexiste avec des opérateurs privés non autorisés, dans un marché libéralisé où l'offre et les pratiques publicitaires pour les JHA ne sont aucunement encadrées.

L'objectif de cette présentation est de documenter l’exposition et l’impact des pratiques publicitaires des opérateurs de JHA en ligne au Québec pour les jeunes adultes. Basée sur un sous-échantillon de 357 jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans issu d’une enquête par panel web menée auprès de 3825 personnes qui jouent en ligne, elle explore : l'ampleur de l’exposition à la publicité diffusée par les opérateurs de JHA en ligne ainsi que les impacts perçus de cette exposition. Les analyses mettent notamment en lumière que les jeunes adultes qui vivent des méfaits liés au jeu en ligne sont davantage influencées par la publicité sur le jeu, et ce, que la publicité soit produite par des opérateurs privés non autorisés ou par le monopole d’État. Ces résultats démontrent qu’un monopole d’État n’est pas une garantie de protection pour les jeunes adultes qui vivent des méfaits liés aux JHA dans un contexte où les pratiques publicitaires ne sont pas encadrées. En conclusion, nous discuterons les défis posés par la [non] régulation de la publicité dans le domaine du jeu en ligne pour les jeunes adultes.

Notice biographique :
Annie-Claude Savard est titulaire d’un doctorat en service social et professeure agrégée à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval. Ses travaux, qui s’inscrivent dans une perspective critique, portent sur les jeux de hasard et d’argent chez les jeunes adultes, la prévention, la publicité et la promotion du jeu en ligne, la construction des concepts de responsabilité individuelle et collective dans le domaine des jeux de hasard et d’argent, ainsi que les enjeux liés aux transformations dans le paysage du jeu en ligne. Elle s’intéresse, dans une perspective de réduction des méfaits, aux facteurs de nature structurelle qui paramètrent l’environnement numérique de jeu dans lequel gravitent les jeunes adultes, notamment l’encadrement et la régulation de l’offre de jeu et les pratiques de commercialisation associées.
 
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Automne 2025

19 novembre 2025 : « Immigration et petite enfance : adapter nos pratiques pour mieux accompagner les familles, l’apport de la trousse CŒUR »

 
✨À ne pas manquer : conférence de Lydia-Émilie Aki-Mbot, coordonnatrice du projet Immigration petite-enfance-Capitale-Nationale (IPECN) et de Natalia Varela Pulido, chercheuse régulière au JEFAR et professeure agrégée à l'École de psychologie de l'Université Laval.
 
« Immigration et petite enfance : adapter nos pratiques pour mieux accompagner les familles, l’apport de la trousse CŒUR »
 
📅 19 novembre 2025
⏰ 11h30 à 12h30
 
 
 
Résumé :
Le projet Immigration – Petite Enfance – Capitale-Nationale (IPECN) est une initiative structurante issue d’une démarche de concertation et de codéveloppement des pratiques en matière d’immigration et d’intervention interculturelle. Il regroupe plus d’une trentaine de partenaires issus des milieux communautaire, scolaire, institutionnel, gouvernemental, universitaire, municipal et des services de garde éducatifs. L’objectif central du projet est d’adapter l’organisation des services et les pratiques d’intervention aux besoins des familles immigrantes ayant de jeunes enfants, afin de favoriser leur adaptation et leur intégration à la société québécoise. Le développement et le bien-être des tout-petits issus de l’immigration demeurent au cœur de cette démarche. Dans ce cadre, la trousse CŒUR a été conçue comme un outil novateur de soutien aux services de garde éducatifs à l’enfance du Québec. Fruit d’un processus de collaboration et de co-création entre les partenaires de l’IPECN et les familles immigrantes, cette trousse vise à renforcer la capacité des milieux de garde à accompagner les familles récemment arrivées, particulièrement celles non francophones. Elle favorise l’intégration et la participation sociale des enfants et de leurs parents, tout en contribuant à bâtir des environnements éducatifs inclusifs et sensibles à la diversité culturelle. Son élaboration s’inscrit dans une initiative portée par le ministère de la Famille du Québec.
 
Notices biographiques des conférencières :
Lydia-Émilie Aki-Mbot est coordonnatrice du projet Immigration petite-enfance-Capitale-Nationale (IPECN), Émilie Aki-Mbot a le rôle de soutenir le chargé du projet dans la mobilisation et la concertation des partenaires provenant des milieux institutionnel, communautaire, scolaire, des services de garde éducatifs et du secteur des loisirs. Elle contribue également au renforcement des compétences des partenaires en petite enfance, à travers l’animation de formations interculturelles et des accompagnements personnalisés. En plus de son implication dans le milieu communautaire pour l’intégration et le droit à l’égalité des familles immigrantes depuis une dizaine d’années, Émilie Aki-Mbot mène un doctorat en administration publique. Ses intérêts de recherche portent sur le harcèlement en emploi et les barrières que les femmes immigrantes et gabonaises rencontrent dans les processus de dénonciation. Par ailleurs, elle a offert plusieurs ateliers sur le droit à l’égalité en emploi et agit à titre de conférencière dans les milieux communautaire, institutionnel et académique. 
 
Natalia Varela Pulido est professeure à l’École de psychologie de l’Université Laval. Ses travaux portent sur le développement de l’enfant et les dynamiques familiales dans des contextes à risque, incluant la migration et les inégalités sociales. Elle s’intéresse particulièrement à l’adaptation des pratiques d’intervention et des services aux réalités des familles immigrantes ayant de jeunes enfants. Partenaire de l’initiative Immigration – Petite Enfance – Capitale-Nationale (IPECN), elle contribue au développement de projets visant à soutenir l’inclusion et le bien-être des tout-petits et de leurs familles au Québec. Avant de rejoindre l’Université Laval, elle a dirigé le Centre interdisciplinaire de recherche sur la famille et l’enfance à l’Universidad Externado de Colombia et a collaboré avec des organisations internationales telles que l’UNICEF, la BID et l’OIM. 
 
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22 octobre 2025 : « Le suicide chez les jeunes et les jeunes adultes au Canada : perspectives des parents endeuillés sur les systèmes de soins »

« Le suicide chez les jeunes et les jeunes adultes au Canada : perspectives des parents endeuillés sur les systèmes de soins » 

Présentée par Toula Kourgiantakis, chercheuse régulière au JEFAR et professeure agrégée à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval et Romy-Naïma Tousignant, étudiante à la maîtrise en travail social.

 

Résumé de la présentation

Contexte : Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes de 15 à 24 ans au Canada. Bien que plus de 90 % des jeunes qui décèdent par suicide présentent des troubles de santé mentale, la majorité ne reçoivent pas les services nécessaires et l’urgence constitue souvent leur premier point de contact avec le système de soins. Des études ont révélé que les parents perçoivent les services de santé mentale pour les jeunes comme inaccessibles et inadéquats pour répondre aux besoins de leurs enfants. D’importantes lacunes subsistent dans la compréhension des expériences des adolescent.es et des jeunes adultes ayant eu recours aux systèmes de soins avant leur décès par suicide. Les parents sont particulièrement bien placés pour fournir des informations essentielles, permettant de mieux comprendre le rôle des systèmes de soins dans la prévention et la prise en charge du suicide. L’objectif de cette étude était d’examiner comment les parents endeuillés décrivent les systèmes de soins ayant interagi avec leur enfant avant son suicide.

Méthodologie : Pour cette étude qualitative, nous avons adopté une approche de recherche participative basée sur la communauté et collaboré avec un centre de traitement résidentiel en milieu rural en développement pour les jeunes adultes souffrant de troubles mentaux graves, ainsi qu’avec des parents endeuillés par le suicide. Les participant.e.s étaient admissibles s’ils étaient parents ou proches aidant.e.s d’un.e jeune ou d’un.e jeune adulte de moins de 30 ans décédé.e par suicide. Nous avons mené des entretiens semi-structurés avec les participant.e.s, et les données ont été analysées à l’aide d’une analyse thématique.

Résultats : L’échantillon comprenait 17 parents, dont 12 mères et cinq pères. L’âge des jeunes décédés par suicide variait de 12 à 29 ans, avec un âge moyen de 18 ans. La majorité des jeunes avaient des problèmes de santé mentale et de dépendance, et la plupart avaient reçu des services de santé mentale.

L’analyse des perspectives des parents sur les services reçus par leur enfant avant son suicide a permis d’identifier huit thèmes majeurs : (1) des obstacles significatifs à l’accès aux services ; (2) des lacunes dans la continuité et la coordination des soins ; (3) l’absence de lignes directrices claires pour l’évaluation du risque suicidaire et l’élaboration des plans de sécurité ; (4) une variabilité dans la qualité des soins en santé mentale ; (5) un manque de formation de nombreux intervenant.e.s ; (6) une implication limitée des parents dans les services et traitements offerts à leur enfant ; (7) un manque d’information transmise aux jeunes et à leurs familles sur la santé mentale, les traitements, les plans d’intervention et les services ; et (8) un vécu d’intimidation, de discrimination ou de stigmatisation.

Conclusion : Le suicide des jeunes constitue un enjeu majeur de santé publique. La qualité des soins et des services en santé mentale pour les jeunes peut encore être améliorée et le besoin de mieux impliquer les familles est un constat important de l’étude. Nous discuterons des implications pour les politiques, les services et la recherche en matière de prévention du suicide chez les adolescent.e.s ainsi que de deux nouvelles études en cours dont le but est d’explorer différentes perspectives afin de proposer des recommandations pour améliorer les pratiques et la prévention. La première vise à recueillir le point de vue de professionnels québécois et ontariens sur l’évaluation du risque suicidaire auprès des jeunes qui consultent aux urgences. La deuxième vise à mieux comprendre les trajectoires d’adolescentes québécoises âgées de 12 à 17 ans qui ont été hospitalisées à la suite d’une tentative de suicide.


Date : Mercredi 22 octobre 2025
Heure : 11h30 à 12h30
Lieu : Université Laval, Pavillon Charles-De Koninck (DKN-5128)

Hiver 2025

19 février 2025 : La sexopérinatalité : qu’est-ce que c’est, qu’est-ce qui s’y passe et qu’est-ce qu’on peut faire ! »

affiche Catherine

« La sexopérinatalité : qu’est-ce que c’est, qu’est-ce qui s’y passe et qu’est-ce qu’on peut faire ! » 

Présentée par Catherine de Pierrepont, chercheuse régulière au JEFAR et professeure adjointe à la Faculté de médecine et de neurosciences de l’Université Laval. 

Résumé de la présentation : Lors de la transition à la parentalité, les futurs et nouveaux parents sont vulnérables aux fluctuations relationnelles et sexuelles; leurs préoccupations envers la sexualité sont communes et sont associées à plus de stress et d’anxiété affectant leur bien-être sexuel et relationnel. Toutefois, un manque d’interventions sexopérinatales est constaté, souvent dû à un manque de connaissances et de formation sur le sujet des différents professionnels de la santé. Les études actuelles en sexopérinatalité brossent un portrait encore incomplet et hétérogène de la sexualité périnatale; les études sur le sujet sont peu nombreuses, mettent l’emphase sur les couples monogames hétérosexuels de parents, et ont peu abordé la sexualité de tous les partenaires impliqués. Pour soutenir les parents dans cette période remplie de défis sexuels, les professionnels de la santé de divers domaines (p. ex., obstétrique-gynécologie, médecine familiale, pratique sage-femme, sciences infirmières, travail social, psychologie, criminologie, sexologie) pourraient bénéficier de formation et d’ateliers psychoéducatifs à différents niveaux (formation initiale, formation continue, etc.) en matière de sexopérinatalité. En contribuant à la santé sexuelle des futurs et nouveaux parents, il est possible de favoriser le bien-être, la qualité, et la stabilité des couples, mais aussi de la famille et du développement de l’enfant. 

Date : 19 février 2025
Heure : 11h30 à 12h30
Lieu : Université Laval, Pavillon Charles-De Koninck (DKN-5128)
Lien Zoom pour se joindre en ligne

27 février 2025 : « Des jeunes et des jeunes queers. Réflexions sur la domination adulte »

affiche Gabrielle

« Des jeunes et des jeunes queers. Réflexions sur la domination adulte » 

Présentée par Gabrielle Richard, directrice de la recherche au GRIS-Montréal, dans le cadre du cours SVS-7022 Enfance et jeunesse 

Résumé de la présentation : Politicien.nes, chroniqueureuses, parents. Partout où l’on regarde, ce sont des adultes qui se prononcent sur les conditions de scolarité ou de prise en charge médicale des jeunes au regard de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle. La parole des jeunes est presque systématiquement évacuée des prises de décision les concernant pourtant au premier chef (éducation à la sexualité, toilettes genrées, soins transaffirmatifs, heure du conte avec des drag queens, etc.). 

La domination adulte est un rapport de pouvoir qui s’exerce de la part des adultes envers les enfants et les adoles­cent·es, les “jeunes”, dans un contexte social où ce sont les adultes qui détiennent des privilèges d’un point de vue légal, social, politique et économique. Parce qu’on considère les jeunes comme des « non adultes », nous considérons qu’iels sont vulnérables par nature, et donc « à protéger ». Bien sûr, les plus jeunes enfants ne pourraient survivre sans les soins primaires que leur apportent leurs parents ou responsables légaux. Mais cette vulnérabilité nous empêche souvent de penser que les jeunes sont capables de penser par et pour elleux-mêmes. 

C’est particulièrement le cas lorsqu’il s’agit d’identité de genre et d’orientation sexuelle. Les jeunes qui font leur coming out voient souvent leur parole discréditée par l’adulte : « Ça va te passer », « C’est un effet de mode », « Tu t’es laissé·e influencer ». Pourquoi avons-nous tant de mal à croire la parole des jeunes qui se disent autre chose que cisgenres ou hétérosexuel·les? Et si, plutôt que de les infantiliser, nous tentions de faire confiance à leur capacité à s’explorer, à s’auto-déterminer ? 

Date : 27 février 2025
Heure : 11h30 à 13h00
En ligne seulement : lien Zoom 

19 mars 2025 : « Garde partagée ou garde exclusive? Une exploration du choix du mode du partage du temps parental à partir des données de l’Enquête longitudinale auprès des parents séparés et recomposés du Québec »

affiche Elisabeth et Caroline

« Garde partagée ou garde exclusive? Une exploration du choix du mode du partage du temps parental à partir des données de l’Enquête longitudinale auprès des parents séparés et recomposés du Québec » 

Présentée par Elisabeth Godbout, directrice adjointe du JEFAR et professeure adjointe à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval et Caroline Robitaille, professionnelle de recherche au JEFAR. 

Résumé de la présentation : Parmi toutes les décisions prises par les parents à la suite d’une séparation, celle portant sur le mode de partage du temps parental (aussi appelé : garde et accès) est sans doute la plus émotive. Il n’est donc pas étonnant que cette question fasse l’objet de débats politiques, judiciaires et scientifiques. La garde partagée se situe au cœur même de ces débats, avec des positions qui la condamnent en bloc ou en font, au contraire, le modèle idéal ou celui qui devrait être établi «par défaut». Pourtant, bien qu’elle gagne en popularité, la garde partagée n’est pas choisie pour les mêmes motifs ni vécue de de la même façon par les familles concernées. Il en va de même de la garde exclusive à la mère qui, bien qu’elle soit en perte de vitesse, demeure le choix d’un nombre important de familles. Cette présentation a donc pour but de mieux comprendre ce qui sous-tend ces décisions chez ces familles pour en appréhender les implications.  Pour ce faire, nous explorons comment les deux principaux modes de partage du temps parental, soit la garde partagée ou la garde exclusive à la mère, se répartissent chez les parents récemment séparés qui ont participé à l’Enquête longitudinale auprès des parents séparés et recomposés du Québec, en association avec divers indicateurs socioéconomiques, relationnels et contextuels.  Cette présentation sera l’occasion de prendre la mesure de la diversité que recouvrent des modes de garde particuliers et d’échanger sur ce que ceux-ci peuvent impliquer dans la réalité des enfants et des familles concernés. 

Date : 19 mars 2025
Heure : 11h30 à 12h30
Lieu : Université Laval, Pavillon Charles-De Koninck (DKN-5128)
Lien pour se joindre en ligne