✨ Une conférence à (re)découvrir : Marianne Olivier-d’Avignon, chercheuse régulière au JEFAR et professeure agrégée à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval
« Le choc de l’annonce d’un diagnostic anténatal à pronostic réservé »
Cette conférence a présenté les résultats d’une étude portant sur l’annonce d’un diagnostic anténatal à pronostic réservé ainsi que sur les processus informationnels et décisionnels vécus par les couples. Un devis mixte a été réalisé auprès de treize personnes ayant vécu un deuil périnatal, combinant entrevues semi-dirigées et questionnaires quantitatifs portant sur l’expérience de soins et certaines variables de santé mentale.
Les résultats ont mis en évidence une annonce souvent perçue comme inadéquate, une information variable concernant les options de traitement et, dans certains cas, une pression ressentie en faveur de l’interruption médicale de grossesse. Les familles ont également rapporté des délais décisionnels restreints et un accompagnement jugé insuffisant.
La présentation a abordé les enjeux éthiques et cliniques qui en découlent, notamment l’accompagnement décisionnel, l’accès aux soins palliatifs périnataux et les conditions nécessaires au respect du consentement libre et éclairé des familles. Elle a également mis en lumière l’apport potentiel de l’approche palliative périnatale pour soutenir les familles confrontées à ces décisions difficiles, ainsi que les prochaines étapes envisagées dans ce projet de recherche.
À propos de la conférencière :
Marianne Olivier d’Avignon, Ph. D. est professeure à l’Université Laval, à l’École de travail social et de criminologie, où elle assume également la direction de la formation pratique. Ses travaux de recherche portent sur les dimensions psychosociales des soins palliatifs périnataux et pédiatriques, en s’intéressant particulièrement à l’expérience vécue par les membres des familles et par les professionnels de la santé impliqués dans ces situations cliniques complexes.



